Qualité de l'eau
La qualité des eaux souterraines a progressivement été altérée par des teneurs excessives en nitrate. Le nitrate constitue l'altération principale de la qualité des eaux souterraines et son origine est en majeure partie agricole, due principalement à l'utilisation des engrais (organiques et chimiques).
Ce processus s'est notamment engrangé suite à l'intensification de l'agriculture après la deuxième guerre mondiale. En effet, on peut observer que la teneur en nitrate a pratiquement doublé entre 1958 et 2002, passant d'environ 20 à 40 mg/l.
On note cependant un certain retard entre cette intensification et l'augmentation des teneurs en nitrate, retard dû à une période de stockage du nitrate dans la zone non saturée en eau de la nappe phréatique. Ce retard, ou temps de parcours du nitrate sur l'épaisseur de cette zone, peut aller de 3 ans à plus de 15 ans, selon les caractéristiques du sous-sol.
Suite à ces observations, la directive européenne 91/676/CEE a été adoptée en 1991, appelée Directive Nitrate. Elle concerne la protection des eaux contre la pollution par le nitrate à partir de sources agricoles.
Cette Directive impose un seuil de 50 mg de nitrate par litre d'eau (norme de potabilité), aussi bien pour les eaux de surface que les eaux souterraines. Les mesures prises doivent également permettre de limiter l'eutrophisation des eaux de la Mer du Nord.
A cette fin, une surveillance de l'état des eaux appelée « Survey Nitrate » a été mise en place en 1994. Cette surveillance, réalisée par l'Administration, permet de suivre de près l'évolution des teneurs en nitrate dans les eaux.
En 2002, le Programme de Gestion Durable de l'Azote en agriculture (PGDA) est enfin adopté. Il s'agit de la transposition wallonne de la Directive Nitrate.